TikTok accusé d'inciter au suicide chez les jeunes : un cas unique en France
L'ère vraisemblablement perfide des réseaux sociaux, brouhaha numérique contemporain, pénètre au cœur de la psychose collective, plus particulièrement avec le titan du web, TikTok. Dans un rituel tragique, une jeune fille de 15 ans, victime de harcèlement scolaire, met fin à ses jours en septembre 2021 à Cassis. La voie judiciaire empruntée par ses parents s'oriente vers l'application TikTok, propulsant l'affaire au rang de première en son genre en France.

L'e-dépossession
Le 8 septembre dernier, une plainte a fait surface au parquet de Toulon, déposée par les parents de la défunte contre le mastodonte chinois, TikTok. Appuyés par l'ombrelle juridique de Laure Boutron-Marmion, ceux-ci désignent la dégustation algorithmique de l'application comme l'induisant final de la tragique résignation de leur fille. L'article de Regards Sur Le Numérique plonge en profondeur sur l'addiction des jeunes à cette plateforme.
Les artifices de la souffrance
En dernière connection avec la toile, la jeune victime publie une vidéo sur TikTok exprimant son état psychologique dégradé, le harcèlement qu'elle endure. Cette confession en ligne est dès lors perçu comme un signe de détresse par l'algorithme de TikTok, déclenchant la propagation exponentielle de vidéos similaires, subjectives au suicide, dans son profil de recommandations.
La responsabilité numérique ?
"L'usager adolescent, déja vulnérable psychologiquement se voit déstabilisé à l'excès par l'emprise des réseaux sociaux", déclare Laure Boutron-Marmion. L'algorithme de recommandation de ces plateformes, particulièrement celui de TikTok, porterait donc une responsabilité notable dans la dégradation de l'individualité mentale des jeunes selon l'avocate. Il demeure "incontestable" que l'avalanche de vidéos promues par ces algorithmes fortifient l'extorsion psychologique déjà présente.
Un cas antécédent au Royaume-Uni
Un cas similaire avait déjà ébranlé le Royaume-Uni, où l'influence d'Instagram et Pinterest a été abordées lors du suicide d'une adolescente en 2017. La Justice britannique avait alors admis la responsabilité de ces réseaux dans l'instigation de l'acte fatidique de la défunte, en évoquant le fonctionnement interne de leurs algorithmes. Cet incident est considéré comme un précédent judiciaire historique dans le pays.
Le fléau de la modération algorithmique
Vécu commun sur le panorama de TikTok, l'essence même du filtrage de son contenu paraît souvent déréglée et critiquée. En effet, une étude publiée aux Etats-Unis en décembre dernier par le Centre de lutte contre la haine en ligne justifie comment les suggestions automatisées du réseau sont enclin à promouvoir des vidéos préjudiciables, portant sur des thèmes tels que l'automutilation ou les troubles alimentaires, à ses jeunes utilisateurs. Un exemple patent de la propensité potentielle des réseaux à éroder le bien-être de ses usagers.
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